« J’ai eu cette chance folle d’être enfant d’expatriés ! » – Madeleine, 23 ans

La Thaïlande à l’âge de 6 ans

« Certes, lorsque j’avais 6 ans et que l’on m’a annoncé que je partais vivre en Asie à près de 10 000 km de mon école, de mes amis et de mes habitudes, je n’étais pas vraiment enchantée mais pour rien au monde, aujourd’hui, j’en voudrais à mes parents et ne voudrais changer de passé.

En 1998, mon père était au sommet de sa carrière lorsque son entreprise lui proposa de partir avec sa famille en Thaïlande pour travailler à Bangkok. A sa place, je n’aurais pas non plus hésité. C’est quand même la belle vie… Maison de fonction entièrement meublée et personnel à disposition (chauffeur et femme de ménage / cuisinière / nounou), scolarisation des enfants pris en charge par la compagnie, et salaire beaucoup plus élevé que la moyenne des autochtones. Après, il faut aussi se mettre en tête que les conditions de travail ne sont pas partout pareilles et surtout qu’elles ne sont pas aussi bonnes que dans notre hexagone. Mais ça c’était le problème de mon père… Revenons au fait que je suis enfant d’expatriés sans rien avoir demandé à personne.

J’ai donc vécu 2 ans et demi à Bangkok où j’étais scolarisée à l’école française en CE1, CE2 puis la moitié du CM1. Nous passions Noël sur une île et je ne revenais en France que l’été.

Madeleine Mouton 1

Taïwan à l’âge de 9 ans

En milieu de CM1, mon père fut muté dans la ville de Taipei, à Taiwan. Etant un peu plus âgé, là j’ai réellement senti un déchirement et je n’avais pas tellement envie de quitter ma vie thaïlandaise. Mais c’est avec grande joie que nous nous sommes installés sur l’île Formose où j’étais scolarisée dans une école européenne section française pour la fin de mon CM1, mon CM2 et ma 6ème. Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls à quitter Bangkok pour Taiwan, nous nous sommes retrouvées avec deux autres familles qui pourtant ne travaillaient pas dans les mêmes entreprises.

La Tunisie à l’âge de 12 ans

En 2002, à la fin de ma première année de collège, nous avons dû quitter Taiwan pour partir en Tunisie. Moins enchantés par la destination, le départ n’était pas plus difficile, nous étions habitués au changement… comme si nous étions immunisés aux au-revoir.  En route donc pour une nouvelle expérience à l’étranger.

La Tunisie nous a quelque peu fatigués de l’expatriation et quand deux ans plus tard nous avons appris que nous retournions définitivement en France, cela nous a fait ni chaud ni froid hormis le fait qu’à 13 ans, début de l’adolescence, la séparation avec les amis était plus difficile que les autres fois.

Le retour en France

Le retour en France fut brutal, il nous fallut à tous plus d’un an pour nous acclimater. Mon grand frère, d’ailleurs, effectua uniquement sa dernière année de lycée en France. Une fois son Bac en poche, il décida de partir aux USA pour faire ses études et au final y faire sa vie car aujourd’hui, 10 ans plus tard, il y est encore.

Pour ma part, je finissais tranquillement mon secondaire dans la région lyonnaise et enfin la question des études se posa. Il n’y avait donc aucun doute que je devais faire des études en rapport avec le voyage ou les langues. Ne voulant pas aller à la fac par manque de motivation et besoin d’encadrement, je suis partie en école de commerce pour étudier le tourisme (et non « être une touriste »).

Mes premiers pas d’adulte à l’étranger

Lors de mes études, je devais faire un semestre d’échange universitaire à l’étranger. Quand j’ai su que mon école était en partenariat avec une université thaïlandaise, j’ai hésité car je voulais partir vivre dans un pays que je ne connaissais pas, mais je fus trop tenté pour réitérer l’expérience et apprendre en tant qu’adulte ce que signifiait vivre à Bangkok pendant 3 mois en pleine période de mousson.

Madeleine Mouton 2

Il fallut aussi que j’effectue un stage à l’étranger… Poussée inconsciemment, je pense, par mes origines, je partis 4 mois dans la capitale Irlandaise, Dublin, où je suis tombée gravement amoureuse du pays, de sa culture et de ses habitants.

Je n’avais donc qu’un seul souhait pour le futur : travailler et faire ma vie en Irlande.

Quand l’opportunité se présenta enfin, je n’ai pas hésité une seconde malgré le fait que ma vie à ce moment-là ne me destinait pas à quitter la France, mon copain et ma famille. Mais je n’ai pas écouté les signes du destin et je suis quand même partie…, pour me rendre compte 2 mois plus tard de la grosse erreur que j’avais faite.

Madeleine Mouton 3

Je suis donc rentrée en France pour en fait y être très épanouie avec des centaines de projets en tête pour l’avenir. Un avenir qui ne sera pas en France, c’est certain ! Un peu ralentis par les études de mon copain, nous partirons nous installer au Canada pendant l’hiver 2018, pour tenter notre chance sur le continent nord-américain.

Mais notre rêve commun c’est d’être expatrié comme le furent mes parents… »

Pour suivre les aventures de Madeleine, c’est ici que ça se passe: Toi et Moi en Vadrouille

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