1 an d’expatriation: le bilan

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Il y a un an, presque jour pour jour, je faisais mes valises pour la deuxième fois, et pour la deuxième fois je quittais mon pays, ma famille et mes amis pour un endroit que je ne connaissais pas : la République d’Irlande. Alors oui, j’avais déjà une idée de la culture locale après mon premier passage dans le Nord (et c’est pour ça que je suis revenue d’ailleurs) mais le départ n’en a pas été plus facile.

J’ai toujours détesté dire au revoir et ce départ a donc été aussi difficile que le précédent. Mais je savais que j’étais sur le point de vivre une expérience unique dont je me rappellerais toute ma vie. J’ai donc pris un aller simple pour l’inconnu… Encore.

Bref, il y a un an, je quittais ma petite vie tranquille d’étudiante française pour une vie de travailleuse expatriée et jamais je n’aurais cru que ça me plairait autant ! Il y a eu des hauts et des bas, des moments où j’aurais aimé être proche de ma famille mais je ne retiens que le meilleur.

Départ

Retour sur cette année riche en émotions.

Qu’est ce que l’expatriation m’a apporté ?

Cette nouvelle année en tant que travailleuse en Irlande m’a fais grandir, elle m’a fais prendre conscience de ce que je voulais réellement : voir le monde. Mais surtout elle m’a fait prendre conscience de ce que je ne voulais pas ou plus : rester dans ma zone de confort et me contenter d’une petite vie tranquille. En un an, j’ai appris un travail qui me plaît, j’ai découvert un pays extraordinaire, je me suis découverte plus forte que jamais.

Cette année m’a permis de réaliser que tout était possible si on le voulait réellement. Que la distance n’est qu’un chiffre et que nos proches sont toujours là avec nous. Que le monde est sans limite et attend d’être découvert. Que construire sa vie à l’étranger en partant de rien est tout à fait faisable. Que la richesse ne dépend pas de ton salaire mais de ce que tu découvres le matin en te levant.  Et, surtout, que  voyager en solo n’était pas si effrayant que je le pensais.

Est-ce que la France me manque ?

Bien sûr, par moment. Lorsqu’il pleut sans discontinuer en plein mois de juillet, lors de dates importantes comme les anniversaires, que l’on s’habitue à souhaiter sur Skype, ou lorsque je donnerais n’importe quoi pour une tartiflette.

Mais dans l’ensemble, je ne regrette pas d’être partie. N’ayons pas peur de le dire, le système est beaucoup moins compliqué ici et je ne parle pas des impôts (plus avantageux pour ne dire que ça 😀 ). La vie est différente, les gens plus accueillants et toujours prêts à vous rendre service. Ajouter à cela que les Irlandais adorent les français, ce qui facilite pas mal la vie, je dois l’avouer.

Jusqu’à quand vais-je rester ici ?

Je ne sais pas, aussi longtemps que l’Irlande voudra de moi. J’ai l’impression de plus profiter de la vie lorsque je suis ici, j’aime partir en weekend et me perdre sur les routes irlandaises. Je sais que, peut importe l’endroit où j’arriverai, il y aura quelque chose de magnifique à voir.

Tous les matins, j’ai l’impression de partir à l’aventure, je sais que je vais découvrir quelque chose de nouveau. Un simple trajet pour aller au travail se transforme en route vers le Paradis sous un lever de soleil dans un ciel rosé magnifique. Certains autres matins, c’est plutôt la course sous le déluge, mais, même ça, je l’apprécie plus ici, allez savoir pourquoi !

Cela dit, je ne compte pas rester toute ma vie ici. J’ai tellement d’autres choses à découvrir. Disons que je suis une expatriée temporaire et que mon habit de voyageuse n’est pas très loin.

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Y’a-t-il des difficultés à la vie d’expatrié ?

Certes, malgré tout ces bons côtés, l’expatriation ce n’est pas facile tout les jours. Il y a certains moments où tu te rends compte que finalement, la France ce n’est pas si mal :

                -Quand tu dois aller chez le médecin. Parce qu’ici tu payes 45€ pour voir un médecin qui t’ausculte à peine et 100€ pour aller aux urgences où les examens sont rudimentaires (je ne parle même pas du dentiste !)

                -Quand tu dois faire tes courses pour la première fois et que tu te rends compte qu’ici, si tu veux vraiment du fromage ou du vin, tu le paieras 3 fois le prix. Ou que tu dois simplement faire une croix sur certains de tes produits préférés parce qu’ils n’existent tout simplement pas ici. Je ne parle pas de l’alcool ou des cigarettes qui doivent être des produits de luxe ici !

                -Quand tu dois faire face à l’administration irlandaise, un peu trop cool par moment. Finalement, la France n’est peut être pas si horrible que ça

                -Quand il fait 8°C dans ta chambre en plein mois de décembre parce qu’ici le chauffage c’est cher et l’isolation on ne connait pas.

                -Et quand tu dois contredire un énième cliché sur les Français. Oui je suis française, non je ne porte pas que des marinières, non je ne bois pas de vin et non je n’aime pas le camembert.

Mais à part ces petits détails, je recommande cette expérience à tout le monde, car cette année est certainement l’une des plus belles de ma vie.

Comme disait  Beau Taplin:

« Home is not where you are from, it is where you belong. Some of us travel the whole world to find it.”

Pour les non anglophones:  “Votre maison n’est pas l’endroit d’où vous venez, c’est l’endroit auquel vous appartenez. Certains d’entre nous traversent le monde pour le trouver ».

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